TRANSPALETTE


Le Transpalette : LE TEMPS D'UN WEEK-END III
Ecole des Beaux-Arts d'Avignon avec Hervé TRIOREAU


Emilie ALENDA
Johan BERAND
Tibault GLEIZE
Alice JACOB
Pierre PERNIX
James POUWELS
Mathieu SCHOETTI


Transpalette : 13 au 15 septembre 2001

Le cycle permet sous forme de Carte blanche à des collectifs d'étudiants en art de réaliser une exposition "le temps d'un week end" sur le site de la friche culturelle l'antre-peaux. Les étudiants de l'école d'art d'Avignon, invités pour ce troisième épisode, proposent une reconfiguration architecturale et sonore de l'espace du transpalette.

Depuis plusieurs années, les cultures électroniques (mixages, installations sonores, sites Internet, pièces sonores, .) ont pris place dans le domaine des arts plastiques. Se faisant un écho direct avec l'actualité de l'art, les écoles d'art ont vu apparaître une nouvelle génération d'étudiants qui entretiennent des relations étroites entre les arts sonores et plastiques. L'association Emmetrop a voulu offrir une résonance directe à ces convergences. L'enregistrement du concert réalisé à la Coopérative de mai en mars 2001 (salle de concert de musiques actuelles à Clermont-Ferrand) est issu d'une rencontre entre les étudiants de l'Ecole d'art d'Avignon par l'intermédiaire d'Hervé Trioreau, l'association Emmetrop (Karine Noulette et Jérôme Poret) et avec le centre d'art contemporain du Creux de l'enfer situé à Thiers (Frédéric Bouglé). Il s'agit d'une déambulation sonore au travers d'éléments extirpés du paysage industriel en tenant compte du cours d'eau traversant le site de Thiers, ainsi qu'une cascade se trouvant à la base du centre d'art : l'eau étant l'énergie première de l'industrie du couteau. A partir de l'enregistrement de ces éléments bruts (cours d'eau, bruits métalliques, .), un travail collectif et une improvisation se sont mis en place. Il s'agit à la fois d'une proposition de montage et de mise en espace des différents éléments sonores. Ceux-ci réalisés en direct forment une seule et unique trame sonore dans la volonté de transformer la fluidité de l'eau en éléments binaires par l'intermédiaire des interfaces électroniques lors du concert.

"Ce projet d'exposition et d'expérimentation sur l'architecture sonore exploite le son dans une logique autant spatiale que temporelle tout en Elargissant le cadre habituel de l'espace sonore privé/public pour créer un paysage marquant dans l'espace d'exposition Le Transpalette. Le son n'est plus considéré comme un dispositif isolé, pensé dans un cadre souvent trop pragmatique, mais s'intègre aux réflexions sur nos environnements publics et privés part entière. L'espace sonore dépasse la simple question du dispositif technique pour devenir celui d'un support polysémique, Elargi l'Echelles de la ville d'Avignon. Dans les ramifications d'un espace pluriel de réflexions esthétiques, urbaines, sociales et culturelles, l'exposition exploite d'une part la capacité du son engendrer des images fortes, d'identifier un paysage d'exception, dynamique et d'autre part d'effacer les paysages urbains tout entiers. La plane sonore structure cet espace travers les thèmes de points, lignes, surfaces et interfaces (cartographie) tout en accentuant ou effaçant ces dispositifs. L'environnement est, aujourd'hui, " artificiel ".Déterritorialisée, sans plus de lien physique avec le monde naturel, la géographie de l'espace privé/public (architectural et urbain) devient une simple zone de réception, un carrefour des différents flux d'informations électromagnétiques, numériques, hertziens... C'est un point de convergence où l'on consulte, où l'on communique, (commutations d'informations, ...). Privé de limites objectives, l'Elément architectonique sonore se met alors dériver, flotter, dans un Ether Electronique dépourvu de dimensions spatiales mais inscrit dans la seule temporalité d'une diffusion instantanée. L'espace est aujourd'hui la croisée de flux Electriques, sonores et magnétiques, lesquels déterminent une nouvelle géographie vibrante, déracinée et fluctuante entraînant une aération des limites privées de l'appartement et des frontières rigides du territoire. En se déplaçant, le son prend la mesure de l'espace dans une cartographie où notre Ecoute traverse les espaces, les frontières. Il devient une " chose publique ", res publica. Le projet est le résultat d'une collaboration entre les Etudiants de la section arts plastiques de l'Ecole d'art d'Avignon, en partenariat avec Hervé Trioreau. Ces réflexions et expérimentations sur l'environnement sonore et ses implications sont menées depuis février 2001 dans différents lieux en France (Emmetrop _ le transpalette _ Bourges, le Creux de l'enfer _ centre d'art contemporain _ Thiers, la Coopérative de Mai _ scène de musiques actuelles _ Clermont-Ferrand, l'Ecole d'art d'Avignon, ...). Al'instar des " machines célibataires " et dans une volonté de développer une proposition de recyclage architectural et sonore, le collectif d'Etudiants de l'Ecole des beaux-arts d'Avignon agence une démarche d'occupation du lieu d'exposition associant l'idée de transposition et de commutation entre l'espace de la friche industrielle transformé en espace culturel et son réfère sonore. L'installation architectonique proposée pour Le Transpalette engage une représentation tridimensionnelle de l'image spectrale issue de l'enregistrement sonore. Cette installation entraîner une réinitialisation spatiale, de manière artistique et politique, de l'espace où elle est présentée Etablissant des relations avec l'environnement urbain, l'espace public et le citoyen. L'ensemble du projet permet de développer, dans une contrainte matérielle et dans une volonté d'expérimentation, un système " hypertextuel ", une Ecriture et un graphisme sonore tissé au travers de l'espace architectural. L'exposition est conçue dans la volonté d'Etablir des environnements singuliers de relations spatiales entre l'objet sonore et l'espace architectural et urbain qui force le spectateur comme partie prenante des situations données. "
Hervé Trioreau

Carte Blanche Soirée electro happening

Images

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TRANSPALETTE : 1998 - 2004

2004 : Neal BEGGS - Baptiste ROUX - AAAcorp - WE VII - BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN
2003 : Bertrand LAMARCHE - LE TEMPS D'UN WEEK-END V - Jean-Michel SANEJOUAND
          - LE TEMPS D'UN WEEK-END VI - cARTed Picture Show - Kristina SOLOMOUKA
2002 : Veit STRATMANN - Nicolas MOULIN - LE TEMPS D'UN WEEK-END IV - Guillaume
          JANOT - Nicolas HERUBEL - Lawrence WEINER
2001 : Daniel BUREN - Alain DECLERCQ - LE TEMPS D'UN WEEK-END III - WANG-DU
          - Marie PONCHELET
2000 : EXPOSITION COLLECTIVE - Yves GRENET - Timothy MASSON - Sammy ENGRAMER
          - LE TEMPS D'UN WEEK-END II
1999 : Claude LEVEQUE - Veronique BOUDIER - Anne-Marie JUGNET et Alain CLAIRET
          - Tsuneko TANIUCHI - IL FAIT BEAU ET CHAUD - LE TEMPS D'UN WEEK-END I
1998 : Carlos KUSNIR - Pierre ARDOUVIN

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